LA COPINE DE MA SŒUR

La copine de ma sœur a des petits seins en fleurs
Sous ses pulls débraillés ça se voit même sans regarder
Quand elles viennent dans la cuisine je suis là pour lui faire des tartines
Mais je suis que le petit frère, pas touche aux glandes mammaires

J’attends le printemps qu’elle tombe le chandail
Que ses petits seins blancs se cachent un peu plus mal

La copine de ma sœur elle a une de ces odeurs
Quand j’arrive à l’approcher je la chope à la dérobée
On dirait du nutella trempé dans un champ de lilas
Mais le lilas il bat en retraite, et je me retrouve au ras des pâquerettes

J’attends le printemps que la vraie vie commence
Que les champs de lilas me tripotent la panse

La copine de ma sœur elle a un mec une vrai terreur
Il fait trois pieds douze de haut, il a du poil, des biscottos
Si il vient dans mon quartier, ses dents je vais toutes les déchausser
Mais il vient pas, c’est navrant, mes poings se meurent de désoeuvrement

J’attends le printemps, la saison des fragiles
Des bourgeons pas adroits, des gros malhabiles

La copine de ma sœur était là y’a pas une heure
Y’avait personne à la maison, ils étaient partis pour de bon
Je sais pas comment c’est arrivé, mais nos lèvres se sont emmêlés
Elle m’a dit c’est juste pour un coup, moi j’ai rien pu dire du tout

Des fois le printemps se ramène avant l’heure
Il te chope en passant, espèce de sale voleur
Des fois le printemps vient emmerder l’hiver
C’est bien réconfortant, ça vaut une bonne bière